lundi 4 septembre 2017

Maltraitance médicale et docbashing, une simple guerre d'egos ?


Revenir sur Twitter, rouvrir un blog... qu'est ce qui me prend au juste, là ? On va mettre ça sur le compte des hormones puisque je suis enceinte, et basta !

Bref, toujours est-il qu'en retrouvant Twitter, j'ai replongé avec délice dans les querelles entre les indémodables #TeamAirMédecine et #TeamBrutesEnBlanc (oui, je prends volontairement les termes un rien provocateurs que ces deux groupes se balancent parfois allègrement à la tête, j'ai décidé d'être taquine!) Et j'ai eu une furieuse envie de faire part de mes modestes réflexions sur cette guerre des tranchées constante.

Mais vous allez peut-être me demander quelle est ma légitimité pour aborder cet épineux sujet ?

Je ne suis pas soignante et par conséquent, je n'ai qu'une vue partielle des contraintes et difficultés lié à l'exercice professionnel dans le monde de la santé. Je ne prétends par conséquent pas comprendre tout ce qui se passe dans les coulisses de ce milieu.

Je sais néanmoins que les conditions d'exercice, tant en libéral qu'en hospitalier, se compliquent de plus en plus au fil du temps et que les soignants sont souvent en grande souffrance. Manque de personnel, horaires et demandes épuisantes, maltraitance par certains pairs et certains patients ou proches... ils sont loin d'être toujours à la fête !

Si je ne maîtrise pas tous les tenants et aboutissants du côté des soignants, j'ai en revanche plus de pièces du puzzle en face.

je suis d'une part handicapée moteur de naissance (hémiparésie, séquelle d'un AVC in utero) et je gère au quotidien un joli PTSD dû entre autres à des agressions sexuelles et viols répétés, ainsi que des crises assez particulières à la frontière entre neurologie et psychiatrie. Accessoirement, au moment où je rédige cette introduction à mon modeste blog, je suis enceinte et débute le second trimestre de grossesse dans des conditions forcément... intéressantes.

Je suis donc patiente régulière dans plusieurs spécialités médicales : la neurologie, la psychiatrie et la gynécologie. Plus occasionnellement, je navigue comme tout un chacun dans d'autres sphères au gré des malaises et maladies diverses de la vie courante (le tout majoré par mon état de base). Bref, ça fait plus de trente ans que je copine bien malgré moi avec le monde des blouses blanches et croyez-moi ou non, ça finit par donner quelques billes pour comprendre les enjeux liés aux problématiques qui se posent par là-bas.


Alors, est-ce que mon expérience vaut autorité pour m'exprimer sur les questions que je compte évoquer ici ? Clairement pas. Je ne vous propose que mon éclairage, argumenté au mieux. Je ne vous en voudrai pas de questionner mes articles. Bien au contraire, je vous y encourage ! Mais si une promenade dans les couloirs d'hôpitaux ou les salles d'attente de cabinets en ma compagnie vous tente, soyez les bienvenus !

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